L’eczéma des Mains est une affection dermatologique parfois très invalidante.

Motif fréquent de consultation en dermatologie (20 à 35 % des dermatoses des Mains), l’eczéma chronique des mains est une des maladies professionnelles les plus fréquentes (représente 9 à 35 % de maladies professionnelles).

Les causes de sont identifiées que dans 50 % des cas.

La prévalence de l’eczéma localisé aux mains est d’environ 10 % dans la population générale.
2 à 4 % de ces patients présentent un eczéma chronique sévère, ce qui équivaut à une population de 100 000
à 200 000 personnes en France.
Des données récentes ont montré que 19,9 % d’entre elles ont déjà eu un arrêt de travail et 23 % on été exclus du monde du travail !

L’eczéma chronique sévère des mains a un retentissement psychosocial, professionnel et économique dont le coût total annuel est estimé entre 60 et 104 millions d’euros pour l’ensemble de l’Europe.

RETENTISSEMENT DE LA MALADIE

Le retentissement psychosocial apparait dès que les manifestations cutanées sont visibles car les mains sont particulièrement importantes dans le mode d’expression et de communication;
comme toute maladie chronique, il peut s’accompagner de baisse d’estime de soi, d’anxiété, de phobies sociales.

Une étude a démontrée que l’eczéma chronique des mains avait une incidence sur les loisirs dans 50 % des cas, sur le sommeildans 30% et l’humeur dans 38%.
Il peut aussi entrainer des perturbations de la vie sexuelle avec une exacerbation du sentiment de culpabilité et des conduites d’évitement.

Le retentissement professionnel de l’eczéma apparait dès que le purit, les vésicules, les douleurs liées aux fissures limitent les activités manuelles.
Une étude récente montre que sur une période d’un an, l’ECM d’origine professionnelle conduit à des arrêts de travail prolongés chez 20% des patients et à une perte d’emploi ou un reclassement chez 23% des malades.

Cet impact professionnel augmente avec la sévérité de la maladie et dans certaines professions à risque.
Les professions les plus à risque étant les métiers de la métallurgie, de la coiffure, du bâtiment et de l’agroalimentaire.

Selon une étude, le coût de l’ECM professionnel est estimé à 8 160 euros par patient/an.


DIFFICULTE DE LA PRISE EN CHARGE

En raison de son évolution chronique, de ses conséquences médicales, psycho-sociales, professionnelles et économiques, l’ECSM représente un défi thérapeutique majeur pour le dermatologue. D’ou l’importance de disposer d’un arsenal thérapeutique efficace, permettant de prendre en charge ces patients avec succès sur le long terme, afin d’améliorer leur qualité de vie

Aujourd’hui pourtant, de nombreux patients désespérés, insatisfaits des traitements conventionnels,
quittent le parcours de soins car l’ECM est particulièrement
difficile à traiter.

2 raisons principales à cela :

Soit l’eviction des facteurs impliqués est compliquée à mettre en oeuvre ou impraticable, soit elle ne change pas le cours de l’ECM

On observe une certaine lassitude et une mauvaise observance des patients dans l’application des traitements conventionnels de cette maladie chronique (qui évolue par poussées)

De nouvelles solutions thérapeutiques existent pour la prise en charge de ces patients.
Le dermatologue est le mieux placé pour diagnostiquer et instaurer un traitement.